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work

Fifteen minutes

Fifteen minutes, tailles et supports variables. Work in progress.
«In the future, everybody will be world famous for fifteen minutes.» Andy Warhol, 1968
Emprise des selfies, fantasme d’horizontalité promis par les réseaux sociaux, des déboires amoureux présidentiels en Une de Paris-Match, mise aux enchères de la virginité d’une mannequin roumaine de dix-huit ans comme un lancement de carrière médiatique, attentats mis en scène comme autant de séquences hollywoodiennes… Cinquante ans après sa parution, La Société du Spectacle de Guy Debord s’avère toujours d’actualité et d’une étonnante lucidité : «le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.» Mais c'est avant tout un pamphlet anticapitaliste virulent et argumenté. Dans ce cadre théorique, comment traiter en image un mouvement qui condamne la domination des images et l’accumulation de spectacles dans notre société ? Réponse spectacle à la société du spectacle : en produisant des images spectacles. Un spectacle que je convoque à partir des champs – très poreux – de l’industrie cinématographique, de la novlangue télévisuelle, du graphisme ou des arènes du sport moderne, etc. Pour mieux les approprier, les détourner, les réinterpréter.
De l’héritage artistique de mes pairs - comme Debord qui ne cherche pas à démontrer ni même à convaincre mais à montrer - avec un souci esthétique constant la série Fifteen minutes construit un aller-retour entre ce qui appartient à la mémoire collective, un quotidien en mutation et un avenir… peut-être spectaculaire.