summer revolutions - VF1


Summer Revolutions
/// Work in progress
Emprise des selfies, fantasme d’horizontalité promis par les réseaux sociaux, des déboires amoureux présidentiels en Une de Paris-Match, mise aux enchères de la virginité d’une mannequin roumaine de dix-huit ans comme un lancement de carrière médiatique, des meurtres de masses ou attentats mis en scène comme autant de séquences hollywoodiennes…

Cinquante ans après sa parution, La Société du Spectacle de Guy Debord s’avère toujours d’actualité et d’une étonnante lucidité : « le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images. »
Nathalie Crom écrit dans Télérama “Devenu, dans le langage courant, une sorte de dénonciation de l’emprise excessive des médias, La Société du spectacle, essai plutôt difficile d’accès, est en fait bien plus que cela : un pamphlet anticapitaliste virulent et argumenté.”
L’international Situationniste, mouvement crée en 1957 par Debord, basé sur une autocritique permanente, intense, qui ne critiquerait pas le situationnisme n’en serait pas un. Dans ce cadre théorique, comment traiter en image un mouvement qui condamne la domination des images et l’accumulation de spectacles dans notre société ? Réponse spectacle à la société du spectacle : en produisant des images spectacles.

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