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Four elements / 2011

Four Elements, série de 8 photographies. 120x180cm
Tout génocide comprend 4 éléments : élites, idéologie, organisations et exécuteurs. Je suis allé en Bosnie comme je me suis rendu au Cambodge. Je cherchais des réponses. Il a fallu me perdre pour arriver là. Des nouveaux greffons ont pris place depuis. Un corps en mutation, ce même corps que j’ai mis en scène sous forme d’autoportrait, pour nous rappeler que la victime et le bourreau sont indissociables - c’est le même outil, utilisé à des fins différentes. En 2010, je suis allé dans huit lieux liés à l’histoire de la guerre : camps de concentration, villes en guerre, villages saccagés... Le viol fut appliqué méthodiquement comme un instrument de nettoyage ethnique pour anéantir les populations. En somme le sexe masculin comme arme de destruction massive. Je plaçais mon corps dans la posture du bourreau, enfin c’est ce que je croyais. Quand je ressortais les images deux ans plus tard, c’était l’image d’un corps prostré, celle de la victime qui apparaissait, malgré cette carrure incarnée depuis mon adolescence à porter le rôle de celui qui détruit. On a usurpé mon corps dans celui d’un autre.
Four Elements, serie of 8 photographs. 120x180cm
All genocides consist of 4 elements: elites, ideology, organizations, and implementers. I came to Bosnia like I came to Cambodia. I was looking for answers. I needed to get lost to get there. New grafts have taken their place since then. A changing body, the same body I have directed form of self-portrait, to remind us that the victim and the executioner are inseparable. It’s the same tool, used for different purposes. In 2010, I went to eight places related to the history of war, concentration camps and cities which populations was exterminated. The rape was systematically applied as an instrument of ethnic cleansing to destroy the people. In short the male sex as weapon of mass destruction. I put my body in the posture of the executioner, then that’s what I thought. When I took out my negatives, there was the image of a prostrate body, the victim despite the breadth trained since teenage years to be the role of the destroyer. It has usurped my body into that of another.