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     Guillaume Chamahian est né en 1975. Il vit et travaille à Marseille. Il est le fondateur et le directeur artistique
     Les Nuits Photographiques, festival annuel qui est dédié aux film-photographiques et aux œuvres multimédias liées à l’image.

     Urbanisme no-limit en Chine, disruption façon Stiegler, génocide Khmer, disparition de l’homme et de dieu…
     En quinze ans d’écriture photographique apatride, Guillaume Chamahian a exploré le devenir humain, dans ses plis les plus sombres.
     Photographe autodidacte, il a ralenti sa production depuis quelques années.
     Son geste s’est tourné vers la collecte et l’agencement d’images déjà existantes : celles charriées par le flux du web. Terroristes, résistants,
     victimes, bourreaux, héros ou criminels de guerre. Aujourd’hui, dans la continuité de son travail sur la violence et les conflits et comment
     sont-ils traités médiatiquement, l’artiste se penche sur les médias de masses, interroge les cadres de l’information, capture des résonnances
     historiques inattendues et détourne les contenus. Il souhaite, dit-il « témoigner, pointer du doigt, apporter des preuves. Administrer les flux,
     penser de nouveaux agencements aux images-spectacles qui inondent, de façon automatique désormais, tout nos canaux de communication et
     d’information. Dans une société qui s’installe de plus en plus dans une forme de pensée unique et spectaculaire, où l’uniformisation se propage
     comme la peste dans les médias, par les politiques, les multinationales mais aussi par la novlangue, les comportements, le divertissement,
     il faut résister. Et combattre. Les artistes doivent incarner ce contre-pouvoir. » Emprise du journalisme, guerres médiatiques, mécanismes de violence…
     Les récents travaux de Guillaume Chamahian – sur le conflit syrien entre autres – dessinent d’étonnantes résonances avec les pensées situationnistes :
     « Le vrai est un moment du faux, ce motto de Debord n’a jamais quitté mon esprit. »
     Son travail a été présenté aux Rencontres d’Arles, au Musée de L’Élysée à Lausanne, aux Archives Nationales à Paris, au Musée Abderrahman Slaoui
     à Casablanca, à la galerie Superficie à Barcelone, etc.
     Textes extraits de la revue Mouvement par Theophile Pillault et de la revue Area par Denis Fizelier.  



     Guillaume Chamahian was born in 1975. He lives and works in Marseille.
He is the founder and the artistic director of the annual festival 
     Les Nuits Photographiques in Paris, an event that dedicated to photo-film and multi-media works related to the image. 

     Unlimited urbanism in China, Stiegler-style disruptions, Khmer genocide, the disappearance of man and god… In fifteen years of stateless
     photographic writing, Guillaume Chamahian has explored the development of humanity, in its darkest folds. A self-taught photographer,
     he has scaled back his production in recent years. Instead his focus has shifted towards collecting and arranging already existing images:
     those carried by the flux of the web: terrorists, resisters, victims, executioners, the heroes and criminals of war. In the continuity of his
     current work on violence and conflict, and how they are treated by the press, the artist scrutinizes the mass media, questions the
     information frameworks, captures unexpected historical echoes and hijacks their contents. He wants to « bear witness, point the finger,
     provide evidence, manage the feed, and think of new formats for these images-spectacles that now automatically flood all our channels
     of communication and information. In a society that is increasingly settling into a single and spectacular form of thought, where homogeneity
     is spreading like the plague throughout the media, in politics, and through the proliferation of multinationals, as well as through Orwellian Newspeak,
     behaviours, entertainment… we must resist. And fight. Artists must embody this counter force.» The stranglehold on journalism, media wars, 
     mechanisms of violence… The recent work of Guillaume Chamahian—on the Syrian conflict among others—strikingly resonates with
     Situationist theory: “The true is a moment of falsehood, Debord’s motto is never far from my mind.”
     His work has been presented at the Rencontres d’Arles, at the Musée de L’Élysée in Lausanne, at the Archives nationales in Paris,
     at the Musée Abderrahman Slaoui in Casablanca, at the Superficie gallery in Barcelona, etc.
     Excerpts by Theophile Pillault from the review Mouvement and by Denis Fizelier from the review Area.